Migrer son historique de plongée : papier, ordinateur, UDDF

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L'historique de la plupart des plongeurs est éparpillé. Il y a un carnet papier de la formation, un ordinateur de plongée qui est passé par deux applications, un tableur tenu pendant une saison de guide, et peut-être un carnet professionnel avec des signatures de superviseurs. Tout rassembler au même endroit mérite d'être fait une fois, et bien fait.

Ce guide traite chaque source tour à tour :

  • Ce qu'est l'UDDF
  • Comment exporter depuis le logiciel que vous utilisez aujourd'hui
  • Comment transférer un carnet papier sans perdre ce qui fait sa valeur
  • Comment vérifier le résultat
  • Pourquoi conserver les originaux

Étape 1 : faites l'inventaire

Avant d'exporter quoi que ce soit, dressez un court inventaire :

  • Carnets papier : combien, quelles années, et quelles pages portent des signatures ou des tampons
  • Ordinateurs de plongée : chaque modèle, et le logiciel ou l'application vers lequel vous les avez déchargés
  • Logiciels et applications de carnet : logiciels de bureau, applications mobiles et comptes en ligne
  • Tableurs ou tout autre registre fait maison

Ne supposez pas qu'un vieil ordinateur de plongée contient encore vos anciennes plongées. Souvent, la seule copie complète se trouve dans le logiciel vers lequel vous l'avez déchargé il y a des années. Retrouvez d'abord cette copie.

Étape 2 : comprendre l'UDDF

L'UDDF (Universal Dive Data Format) est un format de fichier ouvert, basé sur XML, pour les données de plongée. Sa spécification le décrit comme conçu pour gérer toutes les données de plongée, notamment :

  • La planification, l'enregistrement et l'analyse
  • Les recycleurs et tous les gaz respiratoires
  • Les carnets et l'archivage

Il fonctionne quel que soit le fabricant ou le système d'exploitation, et il est diffusé librement.

Deux points de la spécification sont utiles lors d'un transfert :

  • Les unités sont SI. La profondeur est en mètres, le temps en secondes, la pression en pascals et la température en kelvins. Un logiciel qui lit l'UDDF reconvertit ces valeurs dans les unités que vous voyez. Si une température ou une pression importée paraît absurde, une conversion d'unités a probablement mal tourné quelque part.
  • Le format est vaste, mais les fichiers ne sont pas toujours complets. L'UDDF comporte des sections pour les plongeurs et leur équipement, les sites de plongée, les définitions de gaz et les données de profil. À part un court en-tête qui nomme le logiciel ayant écrit le fichier, chaque section est facultative : c'est donc ce logiciel qui décide lesquelles remplir. Un export peut contenir des profils de profondeur complets, les blocs et les changements de gaz. Un autre peut ne contenir que la date, la profondeur maximale et la durée.

L'UDDF est le meilleur choix quand votre logiciel le propose. Sinon, le CSV (un simple export de tableur) est la solution de repli habituelle. Le CSV transporte bien les champs de synthèse, mais ne contient généralement pas de profil de profondeur complet.

Étape 3 : exporter depuis votre logiciel actuel

Le menu exact varie d'un logiciel à l'autre : consultez donc les pages d'aide de votre logiciel. En général :

  1. Ouvrez votre logiciel de carnet et synchronisez-le entièrement d'abord, pour que l'export comprenne vos dernières plongées.
  2. Cherchez Exporter (parfois dans Fichier ou Paramètres). Choisissez toutes les plongées, pas seulement celles qui sont sélectionnées.
  3. Choisissez UDDF s'il est proposé. Sinon, choisissez CSV.
  4. Faites aussi une sauvegarde complète dans le format natif du logiciel, et conservez-la. Une sauvegarde native conserve généralement plus de détails que n'importe quel format d'échange.

Deux exemples tirés de la documentation officielle :

  • Subsurface. Le manuel d'utilisation décrit une boîte de dialogue d'export qui enregistre soit toutes les plongées, soit seulement celles qui sont sélectionnées. Les formats comprennent le XML natif de Subsurface, l'UDDF et plusieurs options CSV.
  • Shearwater Cloud. La page d'assistance de Shearwater indique que les plongées peuvent être exportées en fichiers XML ou UDDF. Elle mentionne aussi l'enregistrement de toute la base de données via File → Export Whole Database.

Pour tout autre logiciel, cherchez « export » dans son aide officielle et vérifiez les formats proposés avant de commencer.

Tableurs : enregistrez en CSV avec une seule ligne d'en-tête qui nomme les colonnes (date, heure, profondeur, durée, gaz, etc.) et une plongée par ligne. Notez si les profondeurs sont en mètres ou en pieds. Une colonne mélangée pose problème plus tard.

Étape 4 : transférer un carnet papier

Les carnets papier doivent être saisis à la main. Quelques habitudes rendent le résultat fiable :

  • Travaillez dans l'ordre chronologique, un carnet à la fois, et conservez les numéros de plongée d'origine. Votre nouveau carnet correspond ainsi toujours au papier.
  • Recopiez ce qui figure sur la page, et rien de plus. Si la page n'indique pas de température de l'eau, laissez le champ vide. Un vide est honnête ; une estimation devient un « fait » au bout de quelques années.
  • Notez la provenance de chaque entrée, par exemple « Transcrit du carnet 2, page 14 ».
  • Photographiez chaque page pour vos propres archives, y compris les pages de signatures et de tampons.
  • Rappelez-vous ce qu'est une transcription. C'est une copie de votre historique, pas un registre signé. Les signatures des superviseurs ou des moniteurs restent sur le papier.

Les plongeurs professionnels doivent redoubler de prudence ici. L'Australian Diver Accreditation Scheme (ADAS) indique que la tenue du carnet de plongée est une obligation légale en Australie et au Royaume-Uni, entre autres. Le Professional Diver's Logbook de l'IMCA couvre les certificats médicaux, les qualifications, la formation, les compétences, les plongées et l'expérience de plongée cumulée. Une copie numérique est utile, mais elle ne remplace pas le carnet exigé par votre organisme d'enregistrement. Voir Comment tenir son carnet de plongée professionnel.

Étape 5 : vérifier avant de finaliser

C'est lors des imports que les petites erreurs s'introduisent. Avant d'accepter quoi que ce soit comme définitif :

  • Comptez les plongées et comparez le total avec votre ancien logiciel ou votre dernier numéro de plongée papier.
  • Contrôlez quelques plongées de chaque année par rapport à l'original : date, heure, profondeur maximale et durée.
  • Vérifiez les unités : pieds contre mètres, et bar contre psi.
  • Vérifiez les heures : les plongées enregistrées à l'étranger peuvent être décalées si le fuseau horaire est géré différemment.
  • Vérifiez les gaz : les plongées au nitrox et au trimix doivent afficher les bons mélanges, et les plongées multigaz leurs changements de gaz.
  • Cherchez les doublons, surtout si vos plongées sont passées par deux logiciels.

Choisissez une seule numérotation. Si votre historique couvre le papier et plusieurs logiciels, les numéros de plongée vont se chevaucher ou laisser des trous. Choisissez une règle avant d'importer et notez-la. Vous pouvez poursuivre la numérotation papier, ou tout renuméroter dans l'ordre chronologique et noter l'ancien numéro dans les remarques. Les deux fonctionnent, à condition de les appliquer de la même façon à chaque source.

Procédez par lots. Importez une source à la fois, la plus ancienne d'abord, et vérifiez chaque lot avant de commencer le suivant. Quand quelque chose semble faux, vous saurez de quel fichier cela vient.

Corrigez les problèmes à ce stade, dans votre ancien logiciel ou dans le fichier d'export, avant d'importer. Une fois qu'une plongée est finalisée dans un carnet où toute modification est détectable, elle est volontairement verrouillée.

Étape 6 : conserver les originaux

Transférer votre historique ne doit jamais signifier le supprimer. Conservez :

  • Les fichiers d'export d'origine (UDDF, CSV) et la sauvegarde native de chaque logiciel
  • Les carnets papier et vos photos des pages
  • Des copies à plus d'un endroit, par exemple un disque externe et un dossier dans le cloud

Faites ensuite de temps en temps un nouvel export depuis votre nouveau carnet, pour que votre historique ne dépende jamais d'une seule application ou d'une seule entreprise.

Comment cela fonctionne dans DIVEOPS PRO

  • Import. L'écran d'import accepte les fichiers UDDF, Subsurface XML (.ssrf ou .xml) et CSV. Les plongées importées arrivent sous forme de brouillons à vérifier :

    • Les plongées déjà présentes dans votre carnet sont listées et ignorées, jamais fusionnées.
    • Les valeurs manquantes, comme le volume du bloc ou le site de plongée, sont signalées sur chaque brouillon.
    • Le téléchargement direct depuis les ordinateurs de plongée par Bluetooth ou USB n'est pas encore pris en charge.
    • Les brouillons ne peuvent pas encore être modifiés ni supprimés dans l'application : corrigez donc les erreurs dans le fichier source avant de l'importer. Vous décidez quand finaliser chaque brouillon. Les entrées finalisées sont verrouillées ; si l'une d'elles doit être corrigée, contactez l'assistance.

    L'import de fichiers fait partie de DiveLog Plus et des offres supérieures, et il est inclus dans l'essai gratuit de 30 jours dont bénéficient les nouveaux comptes.

  • Saisie manuelle. La saisie de plongées à partir du papier, y compris avec vos numéros de plongée d'origine, est gratuite et illimitée avec l'offre Free Diver. Elle fonctionne hors ligne.

  • Export. Avec toutes les offres, l'application web exporte tout le carnet en UDDF ou en sauvegarde JSON complète, et enregistre n'importe quelle plongée sous forme de rapport PDF. Votre historique reste portable.

Si vous enregistrez aussi des plongées au trimix ou en recycleur, lisez ce qu'un carnet de plongée technique doit consigner. Le détail des offres figure sur la page des tarifs.

Rapatriez votre historique

Créez un compte gratuit sur la page d'inscription, saisissez une plongée à la main, puis importez votre premier fichier et vérifiez les brouillons.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que l'UDDF ?

L'UDDF (Universal Dive Data Format) est un format ouvert, basé sur XML, qui permet d'échanger des données de plongée entre des logiciels de fabricants différents et sur des systèmes d'exploitation différents. Sa spécification est diffusée librement et utilise les unités SI : mètres, secondes, pascals et kelvins.

Mon logiciel n'exporte pas en UDDF. Que faire ?

Utilisez le CSV s'il le propose, avec une ligne d'en-tête et au moins une colonne de date. S'il ne dispose que de son propre format de sauvegarde, conservez cette sauvegarde en lieu sûr et vérifiez si un autre logiciel, comme Subsurface, peut la lire et l'exporter en UDDF.

Dois-je jeter mon carnet papier une fois qu'il a été saisi ?

Non. Une transcription est une copie, et les signatures ou tampons restent sur le papier. Pour de nombreux plongeurs professionnels, le carnet papier est le registre exigé par leur système de certification : conservez-le.

L'import crée-t-il des doublons si j'importe deux fois le même fichier ?

Dans DIVEOPS PRO, les plongées importées sont comparées à celles qui figurent déjà dans votre carnet. Les correspondances sont listées et ignorées, jamais fusionnées, et les nouvelles plongées arrivent sous forme de brouillons à vérifier.

Sources

  1. Universal Dive Data Format (UDDF) specification, version 3.2.1
  2. UDDF specification — Chapter 4, Units used
  3. UDDF specification — Chapter 5, General structure of a UDDF file
  4. Subsurface User Manual — exporting dive logs
  5. Shearwater — Shearwater Cloud (support questions)
  6. ADAS — Logbook maintenance
  7. IMCA — Professional diver's logbook